Le 25 mars 2026, l’Assemblée générale des Nations unies adopte un texte qualifiant la traite transatlantique et l’esclavage racialisé de « plus grave crime contre l’humanité ». La France s’abstient. Depuis la Martinique, cette abstention a un sens très précis.
I. Une brèche dans le mur du silence
Il arrive que l’histoire, longtemps reléguée dans les marges du discours respectable, revienne soudain au centre du monde. Non pas comme souvenir, non pas comme cérémonie, mais comme accusation. La résolution portée par le Ghana à l’ONU sur l’esclavage et la traite transatlantique appartient à cette catégorie rare d’événements qui forcent le présent à répondre de ce qu’il aurait préféré laisser au passé. Le 25 mars 2026, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté un texte qualifiant la traite transatlantique et l’esclavage racialisé des Africains de « plus grave crime contre l’humanité », condamnant cette « injustice la plus inhumaine et la plus persistante commise contre l’humanité » et appelant à une justice réparatrice. Le texte a été adopté par 123 voix pour, 3 contre (États-Unis, Israël, Argentine) et 52 abstentions.
Il faut le dire clairement : oui, c’est une bonne nouvelle. Oui, il faut mesurer la portée symbolique, diplomatique et morale de ce moment. Car pendant trop longtemps, l’esclavage atlantique a été traité comme un scandale ancien dont la reconnaissance verbale dispenserait d’examiner les conséquences présentes. On admettait le crime à condition de neutraliser sa charge politique. On tolérait la mémoire à condition qu’elle ne demande rien. On commémorait pour mieux ne pas transformer.
Mais il faut aussi mesurer ce que cette résolution est et ce qu’elle n’est pas. Elle n’est pas juridiquement contraignante. Elle ne crée aucune obligation légale pour les États qui l’ont votée. Elle affirme cependant que la traite transatlantique constitue une violation du jus cogens, c’est-à-dire d’une norme impérative du droit international à laquelle aucun État ne peut déroger, ce que les puissances occidentales ont précisément contesté en arguant d’une application rétroactive du droit. Elle appelle en outre à la restitution « rapide et sans entrave » des biens culturels, œuvres d’art, archives et objets de musée aux pays d’origine. Et surtout, elle déclare que les demandes de réparations constituent « un pas concret vers la réparation des torts historiques ». C’est la première fois qu’un vote en séance plénière de l’Assemblée générale porte aussi loin la reconnaissance de la traite et l’exigence réparatrice. Le professeur Justin Hansford, directeur du Thurgood Marshall Center de l’Université Howard, l’a souligné avec justesse : aucune instance onusienne n’était jamais allée aussi loin.
II. L’abstention française, ou l’art de reconnaître sans assumer
Parmi les 52 abstentions figure un pays qu’il faut nommer : la France. Son cas est particulier, et sa position mérite d’être examinée avec la plus grande attention, parce qu’elle concentre à elle seule les contradictions du discours occidental sur l’esclavage.
La France, dans son explication de vote, a rappelé qu’elle fut le premier pays à reconnaître, par la loi du 21 mai 2001 dite « loi Taubira », que la traite négrière et l’esclavage constituent un crime contre l’humanité. Elle a toutefois exprimé des réserves sur les implications juridiques de la résolution, notamment sur ce qu’elle considère comme une possible application rétroactive du droit international, rejoignant en cela la position commune de l’Union européenne formulée par la voix de Chypre. L’UE a critiqué des formulations jugées « juridiquement inexactes » et s’est opposée à toute « hiérarchisation implicite des crimes contre l’humanité ». Le représentant français Sylvain Fournel a quant à lui plaidé pour refuser « l’oubli et l’effacement », tout en estimant que la résolution « risque de mettre en concurrence des tragédies historiques qu’il n’y a pas lieu de comparer ». Le Royaume-Uni a invoqué la « règle intertemporelle », selon laquelle la loi applicable est celle en vigueur à l’époque des faits.
Ce positionnement mérite d’être lu pour ce qu’il est : non pas un refus frontal, mais un exercice de contournement sophistiqué. La France se prévaut de sa reconnaissance morale pour justifier son abstention politique. Elle dit en substance : nous avons déjà reconnu, donc nous n’avons pas besoin de voter pour qu’on nous l’impose de l’extérieur. Le geste est habile. Il est aussi profondément insuffisant. Reconnaître un crime, c’est une chose. Voter pour que ce crime soit qualifié comme tel à l’échelle internationale et que la question des réparations soit inscrite à l’agenda mondial, c’en est une autre. La France reconnaît le crime, mais s’abstient de soutenir ses conséquences. Elle dit le mot, mais refuse la suite du raisonnement. Or la loi Taubira elle-même, dans son article 5, disposait que le Parlement devrait déterminer les conditions d’indemnisation. Vingt-cinq ans plus tard, cet article n’a connu aucune traduction concrète.
Il y a plus. La France est le pays qui, en 1849, un an après la seconde abolition, a indemnisé non pas les personnes réduites en esclavage, mais leurs propriétaires. Par la loi du 30 avril 1849, 126 millions de francs or, représentant à l’époque 7 % des dépenses publiques de l’État et 1,3 % du revenu national, furent versés aux colons pour compenser la « perte » de 247 810 êtres humains. En Martinique, 74 447 personnes furent ainsi comptabilisées dans un registre administratif comme un préjudice patrimonial subi par leurs maîtres. Ce n’est pas de l’histoire ancienne dépourvue de conséquences : c’est l’acte fondateur d’une asymétrie qui structure encore le présent. Les descendants des indemnisés sont toujours là. L’indemnité a circulé, fructifié, s’est convertie en capital foncier, commercial, institutionnel. Les descendants des personnes asservies, eux, n’ont rien reçu. On leur avait expliqué que la liberté devait leur suffire. La loi de 1849 n’a d’ailleurs été abrogée qu’en 2017, disparaissant tardivement du corpus législatif français en guise de « réparation symbolique », selon les termes du législateur.
S’abstenir en 2026 sur une résolution qui demande la justice réparatrice, après avoir indemnisé les bourreaux en 1849, n’est donc pas une position neutre. C’est une continuité logique qu’il faut avoir le courage de nommer.
III. Le crime n’a pas seulement détruit : il a fabriqué des mondes
Si la résolution ghanéenne ouvre une brèche décisive, le débat international contient encore un angle mort immense. On parle, à juste titre, de l’Afrique pillée, dépeuplée, saignée par des siècles de capture humaine et de prédation impériale. Il faut en parler. Il faut continuer de le faire. Mais on parle encore trop peu de ce que ce crime a produit ailleurs : des sociétés entières, des peuples nouveaux, des mondes refaits dans l’arrachement, la violence, la racialisation, la mise en propriété du vivant, puis la gestion coloniale durable de ce qui avait d’abord été organisé comme stock de travail.
L’historien et anthropologue haïtien Michel-Rolph Trouillot, dans Silencing the Past: Power and the Production of History (1995), a montré avec une rigueur sans appel que l’histoire ne se contente pas d’être écrite : elle est activement produite par des mécanismes de pouvoir qui réduisent au silence certaines voix, certains événements, certaines significations. Trouillot a démontré, à travers l’exemple de la Révolution haïtienne, que l’Occident avait été structurellement incapable de penser une révolte d’esclaves victorieuse, au point de l’effacer de ses récits fondateurs. Ce mécanisme de silence opère encore aujourd’hui dans le débat réparateur : le crime est admis, mais ce qu’il a engendré comme société, comme structure, comme peuple, reste largement impensé. L’esclavage est reconnu comme destruction, mais pas encore comme fabrication de mondes. Édouard Glissant l’avait formulé autrement dans sa Poétique de la Relation (1990) : les peuples caribéens ne sont pas des survivants d’une catastrophe, ils sont la forme même que la catastrophe a prise en devenant société, langue, imaginaire. La Relation glissantienne suppose que l’on reconnaisse ces peuples non comme des victimes résiduelles, mais comme des créations historiques à part entière, nées dans la violence et porteuses d’un savoir irremplaçable sur ce que signifie refaire du commun dans la cassure.
Or c’est ici que réside la singularité des peuples nés dans le monde plantationnaire. La traite atlantique n’a pas seulement capturé des corps et détruit des vies ; elle a alimenté la construction d’économies, de hiérarchies raciales, de systèmes fonciers, d’ordres symboliques et de régimes politiques entiers. Certains peuples ont subi la conquête, d’autres la dépossession, d’autres encore l’occupation. Mais tous n’ont pas été constitués comme collectifs historiques dans une telle combinaison de capture, de déportation, de marchandisation, de racialisation, de rupture généalogique et de tutelle politique prolongée. Tous n’ont pas eu à inventer de la continuité dans une telle cassure.
Dire cela ne revient pas à opposer l’Afrique continentale aux Afro-descendants des Amériques et de la Caraïbe. L’Afrique elle aussi a été bouleversée, fracturée, réorganisée par les violences atlantiques et coloniales. Mais les peuples nés dans les sociétés plantationnaires affrontent une épreuve spécifique : celle d’avoir été constitués comme collectifs au sein même du processus de destruction, dans un monde déjà ordonné par le crime.
IV. La Martinique, ou la preuve par le présent
Dans un territoire comme la Martinique, cette vérité n’a rien d’abstrait. Elle se lit dans la structure foncière avec une clarté presque brutale. Les familles békés, héritières directes des colons esclavagistes et représentant moins de 1 % de la population de l’île, détiennent environ 52 % des terres agricoles, contrôlent près de 40 % de la grande distribution, occupent une position de quasi-monopole dans l’industrie agroalimentaire et tiennent entre leurs mains environ 20 % du produit intérieur brut martiniquais. L’Observatoire du foncier de la Martinique documente par ailleurs la persistance d’indivisions massives, touchant parfois plus de 40 % des immeubles dans certaines communes, résultant de successions non régularisées depuis des générations : un phénomène qui affecte principalement les descendants de la population anciennement asservie, bloqués dans un régime de propriété précaire là où les héritiers des colons ont pu consolider les leurs depuis deux siècles.
Le scandale du chlordécone vient parachever ce tableau. Ce pesticide, interdit aux États-Unis dès 1976, a été autorisé dans les bananeraies antillaises de 1972 à 1993, avec des dérogations successives obtenues sous la pression directe des grands planteurs békés. Résultat : 92 % des Martiniquais sont contaminés, les sols sont pollués pour des siècles, les taux de cancer de la prostate comptent parmi les plus élevés au monde, et le procès engagé a abouti en 2022 à un non-lieu. L’affaire du chlordécone n’est pas un accident sanitaire séparable de l’histoire coloniale ; elle en est le prolongement direct. Ce sont les mêmes terres, les mêmes familles, les mêmes logiques de profit adossées à la puissance publique, les mêmes corps noirs exposés au risque pendant que les décideurs économiques s’abritaient derrière les dérogations ministérielles. Ce que le chlordécone révèle, c’est que l’économie de plantation n’a pas pris fin en 1848. Elle a changé de forme, pas de structure.
Ces chiffres et ces faits ne sont pas des données techniques neutres. Ils sont la traduction comptable d’un ordre plantationnaire jamais défait. L’indemnité de 1849 n’a pas simplement compensé un « manque à gagner » ; elle a consolidé le capital de ceux qui avaient organisé le crime, au moment précis où ceux qui l’avaient subi entraient dans la liberté les mains vides. La question foncière martiniquaise est donc, dans sa structure même, un argument pour la justice réparatrice.
V. Ce que la Caraïbe apprend à la Martinique, et ce que la Martinique doit apprendre à dire
La Commission de réparations de la CARICOM, présidée par l’historien barbadien Sir Hilary Beckles, auteur de Britain’s Black Debt: Reparations for Caribbean Slavery and Native Genocide (2013), a compris depuis longtemps que la réparation ne pouvait pas être une scène morale sans effet. Beckles y démontre que la dette coloniale n’est pas une métaphore : elle est un transfert de richesse documenté, chiffré, dont les effets structurent encore les économies caribéennes. Son plan en dix points pour la justice réparatrice, adopté par les chefs d’État caribéens en 2014, traduit cette analyse en exigences précises : des excuses formelles de la part des anciennes puissances coloniales (et non de simples « déclarations de regrets ») ; l’annulation des dettes extérieures des États caribéens, jugées comme un héritage structurel de l’économie coloniale ; un programme de santé publique ciblé sur les maladies chroniques, en particulier l’hypertension et le diabète de type 2, dont les recherches récentes montrent qu’elles résultent en partie de l’alimentation et du stress physiologique imposés pendant des siècles d’esclavage ; un transfert de technologie et de compétences scientifiques pour combler le retard de développement imposé par la division coloniale du travail ; et un droit au rapatriement pour les descendants de personnes déportées qui souhaiteraient revenir sur le continent africain.
La Barbade a tiré de cette logique une conséquence politique que la Martinique n’est pas en mesure d’accomplir : en novembre 2021, elle est devenue république, rompant ses liens constitutionnels avec la Couronne britannique. Ce geste n’était pas seulement symbolique : il signifiait la fin d’un rapport de souveraineté hérité de la période esclavagiste et coloniale. La Barbade dispose aujourd’hui d’une task force nationale sur les réparations et mène une politique active de confrontation avec l’héritage plantationnaire. La Jamaïque a suivi une trajectoire comparable, avec une commission nationale de réparations et un débat public structuré. Les Pays-Bas, de leur côté, restent à ce jour le seul pays européen à avoir formulé des excuses officielles pour leur rôle dans l’esclavage.
Depuis la Martinique, ce panorama caribéen ne doit pas servir de modèle à imiter : il doit servir de miroir. La Martinique ne peut pas rompre ses liens constitutionnels avec la France ; elle est un département français, insérée dans un cadre juridique et institutionnel qui ne lui donne pas accès aux instruments de la souveraineté étatique. Elle n’a pas de commission nationale de réparations. Elle ne siège pas à la CARICOM. Elle n’a pas voix au chapitre dans les assemblées internationales où se joue le débat réparateur. Le vote du 25 mars 2026, celui-là même où la France s’est abstenue, a été effectué sans que la voix martiniquaise ait pu s’exprimer autrement que par la position de Paris. Et il faut noter que, dans les heures qui ont suivi ce vote, aucune réaction officielle de la Collectivité Territoriale de Martinique n’a été portée à la connaissance publique, comme si l’événement le plus significatif pour la mémoire de ce peuple depuis la loi Taubira ne concernait pas ses représentants élus.
C’est précisément cette singularité qui doit être portée au monde : celle d’un peuple né dans la plantation, qui n’a accédé ni à l’indépendance, ni même à l’autonomie politique pleine, et dont la puissance colonisatrice refuse encore, en 2026, de voter pour que le crime fondateur de sa société soit internationalement qualifié et ses conséquences reconnues comme ouvrant droit à réparation. Cette condition n’est pas identique à celle de la Barbade, de la Jamaïque ou de la Trinité. Elle est la nôtre. Et c’est depuis cette condition spécifique que nous devons parler, non pour nous isoler du mouvement caribéen, mais pour y apporter ce que nous sommes les seuls à pouvoir formuler : la voix d’un peuple plantationnaire encore enchâssé dans l’appareil institutionnel de son ancien colonisateur.
VI. La véritable exigence de reconnaissance
Le débat mondial avance. La Seconde Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine, proclamée par l’ONU en décembre 2024 pour la période 2025-2034 sous le thème « reconnaissance, justice et développement », offre un cadre renouvelé. Mais les experts du Conseil des droits de l’homme ont eux-mêmes reconnu que la première Décennie (2015-2024) avait échoué, faute de volonté politique et d’investissements réels de la part des États membres. La seconde ne sera différente que si elle est nourrie par des voix capables de dire la vérité concrète du monde post-plantationnaire.
C’est pourquoi le peuple martiniquais ne peut pas se contenter de saluer depuis les gradins un débat qui le concerne au premier chef. Quatre exigences, au minimum, doivent être formulées depuis cette terre. Premièrement, que la question foncière soit inscrite comme dimension structurelle de toute politique réparatrice, car il n’y a pas de justice historique possible là où la terre reste entre les mains des héritiers du crime. Deuxièmement, que le scandale du chlordécone soit reconnu non pas comme un accident industriel, mais comme le produit d’une continuité plantationnaire que l’État français a couverte par ses dérogations successives. Troisièmement, que la voix des peuples afro-descendants encore sous administration de leurs anciens colonisateurs soit portée dans les instances internationales par des mécanismes de représentation propres, et non subsumée dans la position diplomatique de ceux qui les administrent. Quatrièmement, que la CARICOM, qui parle pour 15 États caribéens souverains, intègre dans son horizon la situation des territoires non souverains de la Caraïbe, la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, faute de quoi la carte du désastre restera incomplète.
Le monde commence à regarder. Mais il ne verra tout que lorsqu’il saura nommer cette évidence : il existe des peuples dont l’histoire n’a pas seulement été interrompue par le crime, mais refaite dans le crime. Et parmi eux, il en est qui vivent encore dans l’ombre institutionnelle de ceux qui ont organisé leur naissance comme servitude. Tant que cela ne sera pas pleinement reconnu, la justice demeurera inachevée.
Sources et références
Résolution et contexte international
Assemblée générale des Nations unies, résolution A/80/L.48, « Traite transatlantique des esclaves », adoptée le 25 mars 2026 (123 pour, 3 contre, 52 abstentions). Résolution A/RES/79/193, proclamation de la Seconde Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2025-2034), adoptée le 17 décembre 2024. OHCHR, « Second International Decade for People of African Descent ».
Position française et indemnisation de 1849
Loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 (loi Taubira). Loi du 30 avril 1849 relative à l’indemnité accordée aux colons, abrogée par la loi n° 2017-256 du 28 février 2017. CNRS/CIRESC, base de données « Repairs » (base 1849) : esclavage-indemnites.fr. Jessica Balguy, Indemniser l’esclavage en 1848 ?, Karthala/CIRESC, 2020.
Données foncières et sanitaires martiniquaises
DEAL, Observatoire du foncier de la Martinique, rapport décembre 2024. Romain Bolzinger, Les derniers maîtres de la Martinique, Canal+, 2009. Santé publique France, étude Kannari (2013-2014). ANSES, « Chlordécone aux Antilles ».
Références intellectuelles
Michel-Rolph Trouillot, Silencing the Past, Beacon Press, 1995. Édouard Glissant, Poétique de la Relation, Gallimard, 1990. Hilary McD. Beckles, Britain’s Black Debt, University of the West Indies Press, 2013.
CARICOM et mouvement réparateur caribéen
CARICOM Reparations Commission, « Ten Point Plan for Reparatory Justice », 2014. Barbade : transition républicaine du 30 novembre 2021 ; National Task Force on Reparations. Pays-Bas : excuses officielles, décembre 2022.
Le dossier complet est disponible en version PDF.
La France s’est abstenue. Si la Martinique avait eu une voix propre à l’ONU le 25 mars 2026, qu’auriez-vous voté, et pourquoi ?
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